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La diversité des formes d’engagement
12éme JOUR – ENSEIGNEMENTS – LA DIVERSITE DES FORMES D’ENGAGEMENT

La mobilisation des richesses humaines est le premier des 3 leviers des modèles socio-économiques aux côtés des ressources financières et des alliances stratégiques. Il présente des spécificités pour les acteurs d’intérêt général, car leur modèle leur permet d’accéder à une diversité de solutions. Zoom sur cette diversité des formes de l’engagement, qu’il convient d’articuler entre elles.

Sans l’engagement, pas de projet ! La diversité des formes d’engagement est l’une des caractéristiques majeures des structures d’intérêt général : bénévolat, salariat, mécénat de compétences, service civique… Toutes ces formes de mobilisation sont en progression :

  • depuis 2010, le bénévolat associatif affiche une croissance de 16,8% avec 13,2 millions de bénévoles[1];
  • avec 1,8 million de salariés – soit l’équivalent de 1,3 million d’emplois à temps plein[2] –, le secteur est toujours porteur d’une réelle dynamique ;
  • en 2019, ce sont près de 150 000 jeunes qui pourront s’engager[3] en service civique, dispositif mis en place depuis 2010[4];
  • un tiers des entreprises engagées dans des partenariats associatifs proposent des actions de bénévolat et/ou de mécénat de compétences. Celles-ci sont illustrées dans le guide du Medef portant sur la diversité des formes d’engagement de l’entreprise pour mobiliser ses équipes[5];
  • des initiatives, à l’instar de Vendredi qui propose des stages partagés entre entreprise et association[6], se mettent en place pour impliquer les stagiaires dans une dynamique d’engagement innovant.

Face à cette formidable capacité de mobilisation, il reste à bien articuler les richesses humaines entre elles. Il est essentiel que les missions confiées soient cohérentes avec la forme choisie. Si elles sont complémentaires, elles ne se substituent pas : un bénévole et un salarié n’ont pas la même fonction. La motivation pour s’engager s’articule plus particulièrement avec des enjeux sociétaux (se rendre utile, prendre soin), et des enjeux personnels (développer ses compétences, créer des liens).

Cette capacité de mobilisation s’est organisée ces dernières années. Deux chiffres-clés, dévoilés en avril 2019 dans le second panorama du pro bono, par Pro Bono Lab, illustrent que cet engagement correspond à un besoin partagé de « faire société » :

  • 82% des structures à finalité sociale ont un ou plusieurs besoins de compétences,
  • 61% des actifs français sont intéressés pour s’engager en bénévolat/mécénat de compétences auprès de structures d’intérêt général.

Cette tendance s’inscrit dans la continuité des analyses partagées dans le rapport interministériel sur l’engagement associatif des actifs, en novembre 2014. Ce rapport est le fruit de réflexions menées au sein d’un groupe de travail, co-piloté par la DJEPVA et Le RAMEAU, composé de représentants du Mouvement associatif, du Haut conseil à la vie associative, de la direction générale du travail et d’experts du bénévolat associatif des actifs et de la Responsabilité Sociétale d’Entreprise.

Il a permis de répondre aux 6 enjeux suivants :

  • Comment concilier engagement associatif et activité professionnelle ?
  • Comment peuvent s’articuler les temps sociaux ?
  • A quelles conditions peut se développer l’engagement des actifs ?
  • Quelles sont les pratiques au sein des entreprises dans ce domaine (alors peu exploré) ?
  • Quels sont les besoins des associations ?
  • Quel est le point de vue des partenaires sociaux ?

Il a recommandé 15 propositions, touchant à :

  • L’information des acteurs,
  • L’encouragement des leviers réglementaires et conventionnels pour faciliter l’aménagement des temps pour une activité bénévoles,
  • L’accompagnement des associations et des bénévoles.

Ce rapport a souligné également des enjeux fondamentaux pour le secteur associatif (la mobilisation, la fidélisation, la diversité et le renouvellement des bénévoles), et les modalités de mise en œuvre de leur engagement associatif par des salariés, de plus en plus attentifs à la dimension de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE).  L’engagement des salariés au sein d’associations est vecteur de nombreux effets positifs pour les entreprises : attractivité, motivation, développement de compétences, transversalité, ancrage territorial, consolidation de la politique RSE, innovation sociétale, …

C’est en juillet 2016 que le Medef a publié un guide sur l’engagement associatif des salariés, à l’attention des chefs d’entreprises, pour les informer sur la diversité des solutions existantes, illustré par 25 études de cas de grandes entreprises, d’ETI et de PME.

Ce phénomène favorise la mise en œuvre de partenariats entre les entreprises et les associations, qui ouvrent la possibilité aux acteurs d’intérêt général de valoriser leurs actions en démontrant leurs impacts et en faisant la pédagogie de leurs spécificités. Ce nouveau dialogue ouvre la voie vers de nouvelles formes d’investissement sociétal.

A demain, 13ème jour du cycle “21 jours pour convaincre” pour découvrir les enseignements sur les ressources financières, 2ème levier des modèles socio-économiques.

Pour aller plus loin :

  • Pour s'informer : le référentiel "modèles socio-économiques d'intérêt général" diffusé le 15 septembre en kiosque et le 19 septembre en flybook sur la plateforme "l'innovation territoriale en actions!"
  • Pour se former : le MOOC "nouveaux modèles économiques associatifs", avec une première session en accès libre sur coursera,  inscrivez-vous
  • Pour agir efficacement : l'outil d'autodiagnostic "transformer son modèle socio-économique" qui sera présenté lors du webinaire du 19 septembre: inscrivez-vous au webinaire pour en avoir la primeur.

Pour en savoir plus sur "21 jours pour convaincre", téléchargez le programme.

  [1] France Bénévolat – Recherches & Solidarités, « L’évolution de l’engagement bénévole associatif en France, de 2010 à 2016 », mars 2016 [2] Insee, « Neuf associations sur dix fonctionnent sans salarié » Insee première n°1587, mars 2016 [3] www.service-civique.gouv.fr [4] L n°2010-241 du 10 mars 2010, JO du 11.03.2010 [5] Medef-Le RAMEAU, guide « Construire ensemble l’engagement associatif des salariés », 2016 [6] https://vendredi.cc/
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La place des territoires
9éme JOUR – CATÉGORIE ENSEIGNEMENTS – LA PLACE DES TERRITOIRES

La diversification des compétences, des ressources financières et les alliances stratégiques constituent les trois leviers du modèle socio-économique des organisations. Pour développer des relations de long terme avec des partenaires, que ce soit des pairs ou des organisations d’univers différents, il est essentiel d’œuvrer en proximité de son territoire. Illustrations avec les partenariats associations-entreprises et l’engagement territorial des entreprises. 

Cette proximité avec les acteurs engagés sur son territoire a été soulignée hier, lors de l’Atelier animé par PIE, l’ADASI et Le RAMEAU, auprès d’une dizaine d’acteurs de l’ESS, dans l’exercice du pitch, pour valoriser leur modèle socio-économique auprès de partenaires publics et privés.

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Capitaliser l’expérience des pionniers
11éme JOUR – OUTILS – LES ILLUSTRATIONS

Pouvoir éclairer son modèle socio-économique dans toutes ses dimensions (richesses humaines, ressources financières et alliances stratégiques) est devenu un enjeu majeur pour chaque structure d’intérêt général. Il est essentiel de pouvoir faire la pédagogie de ses spécificités pour mobiliser les énergies nécessaires à la réalisation de son projet et de ses missions.

C’est un cheminement collectif qui a permis de parvenir à la publication du référentiel « Les modèles socio-économiques d’intérêt général », publié aujourd’hui.

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Ateliers de co-développement sur le modèle socio-économique

8éme JOUR – CATÉGORIE OUTILS – LES ATELIERS

Face à la raréfaction des ressources et à l’augmentation des besoins sociétaux, le modèle socio-économique devient un élément structurant de la pérennisation de toute organisation publique et privée. Il est essentiel de leur permettre de mieux appréhender la diversité des modèle socio-économiques et de leurs leviers. C’est encore plus vrai pour les projets d’intérêt général dont les modèles sont plus complexes. C’est pourquoi des Ateliers de co-développement ont été mis en place par le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) Paris Initiative Entreprendre (PIE), l’ADASI et Le RAMEAU. Retour sur la genèse de cette démarche, et sa pertinence pour le projet des structures, à l’occasion de l’Atelier mené aujourd’hui sur la capacité à faire le pitch de son modèle socio-économique.

C’est pour rendre lisible et accessible auprès des acteurs de terrain les travaux de recherche sur les modèles socio-économiques, que PIE, l’ADASI et Le RAMEAU, ont conçu une offre d’accompagnement, construite sur la complémentarité de ces structures (financement, accompagnement, recherche). La démarche propose en 3 temps aux participants :

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Les études académiques : des outils pour décrypter les modèles socio-économiques
10éme JOUR – OUTILS – LES ETUDES ACADEMIQUES 

Si de nombreux acteurs ont mené des expérimentations depuis une décennie, les travaux de capitalisation et de mise en partage des résultats sont encore trop peu fréquents. Il est urgent de croiser les regards et d’engager une véritable dynamique collective. C’est tout l’intérêt de la modélisation d’études académiques, comme celles pilotées par le FONJEP. Eclairage sur le contexte et les études menées.

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L’accompagnement institutionnel à l’hybridation des modèles socio-économiques

7éme JOUR – CATÉGORIE ACTEURS – LES INSTITUTIONS

Face aux défis de transformations économiques, sociales, environnementales et sociétales, il est essentiel de soutenir et d’accélérer l’engagement sociétal des acteurs pionniers, notamment sur les territoires. Cette conviction de Christophe ITIER, Haut-Commissaire en charge de l’ESS et de l’innovation sociale, est au cœur de la démarche « 10% pour tout changer ».  Le 10 septembre, se sont réunis les 5 groupes de la démarche au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire. Le RAMEAU, co-pilote du groupe 5 « Entreprises & territoires » avec le METI et French Impact, se réjouit des avancées des propositions opérationnelles pour développer l’engagement territorial des entreprises.

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