En ce 1er juillet, c’est avec détermination que Le Mouvement associatif organise une série d’événements pour célébrer les 125 ans de la loi de 1901, pilier de l’engagement citoyen. Un combat de tous les jours pour faire connaitre et reconnaitre la valeur de celles et ceux qui se battent au service de l’intérêt général.
Le 1er juillet 2026 marquera le 125ème anniversaire de la loi relative au contrat d’association, un texte fondateur qui a durablement façonné la société française. Pour commémorer cette date symbolique, Le Mouvement associatif et France générosités organisent une mobilisation nationale dans le cadre de leur campagne « La France qui (se) bat ». L’objectif est de célébrer l’histoire collective du monde associatif, de valoriser sa force et de faire entendre sa voix, alors que le pays compte aujourd’hui près de 750 000 associations et 13 millions de bénévoles.
A J-7 des Rencontres Nationales de la Coopération Territoriale, comment ne pas valoriser la place particulière des associations dans notre « Tour d’acteurs » qui se mobilisent pour « Agir ensemble en Territoire » ? Après le rôle des acteurs académiques (cf. article « Mieux commun : l’ESR à l’honneur »), des entreprises (cf. article « Entreprises : 101% d’engagement »), des ingénieries de proximité (cf. article « Economie(s) & Territoire(s) : nouvelles alliances »), des fondations (cf. article « Fondations des boussoles au cœur des Territoires »), et des Associations d’élu(e)s (cf. article « Les associations d’élus fixent le Cap ! »), voilà l’occasion rêvée d’évoquer les associations, véritables « auxiliaires des pouvoirs publics » en matière de Fraternité !
Un combat dès le 1er jour !
« WALDECK-ROUSSEAU, vous avez gagné le droit de vous associer, jamais vous n’aurez le droit de prétendre à l’intérêt général ! » … Ce 1er juillet 1901 n’est pas plus calme et serein qu’aujourd’hui à l’Assemblée Nationale ! N’en déplaise à celles et ceux qui veulent instrumentaliser l’histoire, c’est dans un combat permanent que les associations doivent faire (re)connaitre la valeur de l’engagement des femmes et des hommes qui choisissent librement de participer à un Projet d’intérêt général.
Il faudra attendre une allocation de Jacques CHIRAC en 1974, alors Premier Ministre, pour que la place des associations aux côtés de l’Etat soit reconnue comme « d’intérêt général ». Lionel JOSPIN la consacrera en 2001 lors du Centenaire de la Loi, avec une Charte d’engagement réciproque signée entre l’Etat et Le Mouvement associatif (alors Conférence Permanente des Coordinations Associatives). En février 2014, grâce à la détermination de Valérie FOURNEYRON, alors Ministre de la Jeunesse et de la Vie associative, la Charte sera élargie aux représentants des Collectivités Territoriales afin que les deux jambes de nos institutions déconcentrées et décentralisées soient pleinement associées à ce mouvement de co-construction des politiques publiques au service de l’intérêt général.
Depuis 125 ans, les associations sont porteuses de Résilience, de Résistance et de Réinvention de nos modèles d’action. Flux et reflux, vents et marées, c’est par le combat acharné des femmes et des hommes engagés, partout en France, au cœur de nos Territoires métropolitains et ultramarins que se vivent ces Projets d’intérêt général qui façonnent notre Nation. Ils sont les ferments des Projets de Territoire, et en assure le Lien commun.
« Vous êtes les Résistants de l’intérêt général ! », c’est par ces mots que le Président-Fondateur du RAMEAU, Charles-Benoît HEIDSIECK, qualifiait le 2 juillet 2024 les « catalyseurs territoriaux » lors du 10ème anniversaire de leur Réseau. Il reprenait alors l’esprit du discours que Claude ALPHANDERY leur avait transmis en janvier 2016 à l’occasion de leur 2ème Rencontre : « Il me semble que la co-construction territoriale est le maquis d’aujourd’hui ! ». Combien, 10 ans plus tard, nous pouvons mesurer que ces mots étaient prémonitoires. En 2016, ils inspiraient le référentiel « Co-construction territoriale » pour rendre compte de 10 ans de recherche empirique, et constituait les mots introductifs du livre collectif « Bien commun : vers la fin des arrogances ! ».
10 ans plus tard, comment ne pas souligner à la fois la réalité opérationnelle et la difficulté institutionnelle à le reconnaitre ? La conduite du changement est un exercice difficile, surtout dans un contexte de métamorphose aussi (dé)structurante que nous vivons ? Comment chrysalide peut-elle prendre le risque de devenir papillon sans craindre ce changement ? Comment, face aux dangers et aux incertitudes qui nous menacent ne pas avoir peur ? … « La peur n’évite pas le danger » selon le dicton populaire… mais elle accélère la chute !
Comme le rappelle souvent Jean-Paul DELEVOYE, le 1er Président de la Fondation des Territoires, qui a transmis à Philippe DA COSTA le flambeau l’an dernier : « Les Nations ne peuvent pas mourir, mais elles peuvent se suicider ! ». C’est contre cette résignation que la place des Associations se mesurent. Dans les alliances d’intérêt général, elles sont les liants qui assurent performance, innovation… et confiance. Ne l’oublions pas !
Vers un chemin d’Espérance, fondé sur le « Pari de la confiance » !
Alors que la 12ème Rencontre des pionniers des alliances en Territoire aura lieu le 7 juillet prochain, en clôture des Rencontres Nationales de la Coopération Territoriale, qu’il soit permis au RAMEAU de partager le fruit de ses 20 ans d’expérience aux côtés des associations d’intérêt général. Dès 2006, l’objectif était d’en décrypter la capacité à être le ferment d’une Fraternité vivante. Là où certains réclament une Liberté débridée, et où d’autres exigent une Egalité radicale, les associations jouent la partition de notre Fraternité ancrée et incarnée, faisant d’elles les « pivots » de notre équilibre Républicain. Cette 3ème valeur cardinale de notre Nation a mis 80 ans à s’imposer dans notre histoire nationale[1], et elle reste bien souvent la « grande oubliée » de nos débats nationaux…
C’est pourtant bien elle qui se vit – plus qu’elle ne se dit – au cœur de nos Territoires, lieux d’incarnation de « l’intérêt général à portée de main ». Cet intérêt général se voit et se vit dans le cœur battant des femmes et des hommes engagé(e)s qui se battent au quotidien pour que nos fragilités ne soient pas considérées comme des fragilités, mais comme une force collective dont nous devons prendre soin. Loin de nous opposer, nos fragilités nous rassemblent lorsqu’elles sont écoutées, entendues et accompagnées.
Notre laboratoire de recherche empirique s’honore de contribuer bien modestement à en faire connaitre et reconnaitre la valeur intrinsèque. Il éclaire notamment la force sans pareille que les acteurs, actions et alliances d’intérêt général peut mobiliser dans le mouvement de co-construction du bien commun en émergence en France depuis trois décennies.
Grâce à ses partenariats historiques avec Le Mouvement associatif, le Réseau National des Maisons des Associations (RNMA), l’Union Nationale des CPIE (UNCPI), et de très nombreux autres réseaux partenaires, mais aussi grâce aux expérimentations menées avec plus de 300 associations de terrain, les 20 ans de recherche empirique ont pu « capter des signaux faibles », et anticiper différentes tendances structurelles dont les solutions peuvent aujourd’hui être activées.
Il n’est pas inutile en ce 125ème anniversaire d’en faire le récit, afin de voir comment mieux se projeter dans l’Avenir en « Commun(s) » qui se co-construit actuellement an cœur des Territoires à la suite des élections municipales de mars dernier.
2007 : c’est avec un panel de 10 associations, dont l’AFM-Téléthon et l’URIOPSS Ile de France, que débute la recherche empirique sur l’accompagnement stratégique des associations d’intérêt général. Bien que Le RAMEAU n’ait que 18 mois, la Caisse des Dépôts accepte de lui faire confiance est de créer un Fonds de Soutien aux Associations (FSA) pour en financer l’accompagnement, en trouvant in fine un partenaire qui finance la réflexion stratégique une fois celle-ci suffisamment claire pour être partagée et proposée comme une trajectoire à construire en « Commun(s) » avec un partenaire stratégique. Syntec Conseil en Management, représentant la profession des métiers du conseil en stratégie et management acceptera d’être partenaire de cette recherche, et l’AVISE mobilisera ses 5 Centres de Ressources Nationaux sectoriels pour écouter les spécificités à intégrer dans la méthode d’accompagnement stratégique à (ré)inventer ensemble.
2009 : la note stratégique « Les enjeux du secteur associatif » publiée en avril 2009 décryptait les 9 défis « à 20 ans » du secteur. C’est sur cette base que la Croix Rouge Française, « auxiliaire des pouvoirs publics », propose au RAMEAU de lancer une recherche-action sur la spécificité des modèles socio-économiques d’intérêt général. Avec 80 métiers (… 120 aujourd’hui !), mais un seul « équilibre de la Maison », comment garantir la pérennité d’une « vielle dame de 150 ans » qui n’a jamais été aussi vivante et innovante qu’aux moments où la Fraternité doit prendre le relais des modèles devenus obsolètes ? Il s’agit d’apprendre à valoriser l’inventivité associative, au cœur du « 1er kilomètre » des besoins, des ressources et des envies d’engagement. Les résultats de l’accompagnement stratégique de l’AFM-Téléthon avait démontré en effet que c’est « l’impossible équation » de la guérison des plus complexes des maladies rares qui avait permis d’avoir le rêve de pouvoir inventer « d’ici 10 ans » la médecine de demain… Qui pouvait alors anticiper que la conviction chevillée au corps de Laurence TIENNOT-HERMENT serait à ce point réalité lorsqu’en 2020 nous sommes tous sortie du confinement grâce aux travaux de recherche menés dès 1986 notamment grâce au Téléthon, et à la mobilisation de la Force T qui en fait un « Reve commun » partagé, ancré et incarné ?
2012 : la maturité collective est suffisante pour que le « G10 » associatif, créé en 2009 pour réunir les acteurs d’accompagnement du secteur, publie une première note stratégique sur l’accompagnement associatif. En parallèle, les premières expérimentations du Fonds d’innovation AG2R LA MONDIALE fondée sur les résultats du FSA créé avec la Caisse des Dépôts permettaient alors de mobiliser tous les Groupes de Protection Sociale au travers d’une expérimentation collective AGIRC ARRCO 2013-2017. Il s’agissait de permettre à chacun des GPS de tester en fonction de ses priorités la valeur ajoutée de l’accompagnement stratégique associatif. La maturité collective était ainsi suffisante pour que Le Mouvement associatif, Syntec Conseil en Management et l’Avise envisage de prendre le relais des travaux de recherche empirique du RAMEAU en créant ensemble l’ADASI en 2014.
2014 : Jacques DERMAGNE, alors Président du CESE en 2010, avait donné deux conseils au RAMEAU : « ne commencez pas par les institutions » et « attendez le juste temps ». Le « juste temps » était venu ! La Ministre de la Jeunesse et de la Vie Associative, Valérie FOURNEYRON, a invité Le RAMEAU à copiloter aux côtés de son Administration le rapport interministériel sur l’engagement des actifs, engagement de campagne du Président de la République. Cela a incité Le RAMEAU à agir sur les 3 leviers d’activation de l’intérêt général :
- La vision partagée, en lançant avec Hubert ALLIER, alors Directeur Général de l’UNIOPSS et membre du CESE, et Daniel LEBEGUE, Président de l’IFA, de l’ORSE et de Transparency International France, le groupe de travail « Mutation de l’intérêt général en France » que Jacques DERMAGNE avait légitimement jugé prématuré en 2010. La suite lui donna raison puisque cela permis de remettre le rapport « Intérêt général : nouveaux enjeux, nouvelles alliances, nouvelle gouvernance » en novembre 2015. Cette publication était idéalement placée entre la signature de l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable en septembre, et celle de l’Accord de Paris en décembre. Dans ce cadre, la signature AVEC les Territoires de la Charte d’engagement réciproque en février 2014 marquait une impulsion politique pour que ce soit au cœur des Territoires que la conduite du changement des transitions soit initiée. C’est dans une stratégique de « ré-enracinement » que l’innovation sociétale qui allie innovation technologique, sociale et territoriale prend toute sa valeur. De l’étude de faisabilité des JOP à Paris en 2024 à l’impulsion du 1er chantier présidentiel fondé sur l’actif « immatériel » de l’engagement, l’année 2024 où les associations étaient alors « Grande cause nationale » a été incontestablement une belle année de démonstration de la force du collectif face à nos défis communs.
- L’action collective transformatrice, doit reposer sur un « équilibre de la Maison » robuste à défaut d’être stable. La note portée par Le Mouvement associatif sur les 7 modèles socio-économique d’intérêt général en janvier 2024, et le rapport interministériel remis à la Ministre au printemps 2024 ont permis de mettre en lumière que les « Richesses humaines » (… et non les ressources humaines !) constituait le 1er pilier de tout modèle socio-économique d’intérêt général… mais aussi qu’il ne pouvait exister durablement qu’au travers de stratégies d’alliance dont nous pouvions pressentir qu’elles allaient devenir structurante… Nous étions un an avant que les pays du sud n’exigent qu’en une nuit soit ajouté un 17ème Objectif de Développement Durable qui se résume par : « Comment allons-nous inventer ensemble ce qu’aucun ne peut réussir seul ? ». Les associations étaient bien placées pour en comprendre les changements systémiques que cela induirait dans tous les modèles d’organisation publics et privés… en commençant par elles-mêmes !
- La gestion régulatrice: de la Loi ESS de juillet 2024… à la création de l’Association pour le Développement de l’Accompagnement à la Stratégie et à l’Innovation des associations d’intérêt général (ADASI). Là où la reconnaissance institutionnelle d’un cadre commun marquait une avancée juridique, la volonté des acteurs aussi différents que complémentaires à (ré)inventer en « Commun(s) » un dispositif d’accompagnement adapté aux besoins et aux spécificités des acteurs, actions et alliances d’intérêt général initiait une première étape d’une capacité concrète à co-construire entre « mondes » riches de leurs différences. Gouverner en « Commun(s) est tout sauf une sinécure, et cette expérience sera structurante lorsque Le RAMEAU proposera en juillet 2018 au Cabinet du Président de la République la création d’une Fondation des Territoires… jugeant alors que le « juste temps » pour une nouvelle étape était venue !
2017 : Le RAMEAU a le privilège de participer à la 1ère Conférence Nationale des Territoires, et prépare le colloque « Intérêt général : dès aujourd’hui l’affaire de tous ? » qui réunira au CESE 350 dirigeants publics et privés le 12 janvier 2018. Notre laboratoire de recherche empirique tient alors à souligner la capacité d’innovation associative en publiant en décembre 2017 le livre blanc « Innovation associative ». L’enjeu est de casser une image d’Epinal : l’innovation technologique et sociale ne s’opposent pas… au contraire, elles se renforcent mutuellement, et le secteur associatif en est la preuve vivante. Ce livre blanc était l’aboutissement d’une recherche-action débutée en 2010 avec Generali sur l’usage du numérique au sein des associations, à la suite d’une étude menée par Paris VIII en 2009. Cette dernière avait démontré – surprenant ses auteurs – que les associations étaient plus en avance que les entreprises dans leurs usages numériques, alors en émergence avec le développement des premiers réseaux sociaux. Le Think tank « Web 2.0 et Associations » avait ainsi pu suivre les premières étapes de cette maturité collective associative, avant que Le Mouvement Associatif ne crée ReZolution numérique en 2015, et que HelloAsso avec l’aide de la FONDA ne développe ensuite aux côtés de la DJEPVA les Points d’Appui au Numérique Associatif (PAVA). Marquons au passage qu’une fois encore, les initiatives viennent de la force des Territoires. Les Ateliers du Bocage, impliqués dès le début dans la démarche « Agir Ensemble en Territoire » avaient réussis à faire émerger avec un collectif territoriale multi-acteurs Sylver Geek, innovation territoriale déployée depuis avec Unicité au plan national. Rendons hommage à la « catalyse territoriale » portée par Vincent BLANCHARD. Elle a permis de faire les liens entre la pluralité des enjeux, des acteurs et des engagements. Le livre blanc 2017 sur l’innovation associative venait aussi introduire son pendant côté investisseurs sociétaux : le guide « L’investissement sociétal en Actions », publié avec AG2R LA MONDIALE en octobre 2018. L’objectif était alors d’éclairer les travaux de recherche empirique menées ensemble depuis 2008. Ils ont nourri la création du Fonds i, à la convergence des expériences avec la DJEPVA et la Caisse des Dépôts, en partenariat avec les Fondations Carasso et Caritas, 1ers « investisseurs sociétaux » prêts à investir dans un accompagnement en « Commun(s) » du déploiement des innovations sociétales. Avec comme opérateur INCO et l’ADASI, la nouvelle marche de la (re)connaissance de la valeur des spécificités associatives pouvait s’ouvrir…
2021 : De la « preuve de concept » en 2014 à « l’autorisation de la mise en marché[2] » en 2021, il aura fallu un second cycle de recherche empirique pour pouvoir déployer sans risque les conditions de nouvelles alliances d’intérêt général. Pour cela, il fallait 3 conditions sine qua non :
- En matière de Gestion régulatrice, le dépôt de la Proposition de Loi d’expérimentation du droit d’alliance d’intérêt général en février 2021. Il venait parachever un travail initié en 2013 lors des Assisses de l’entrepreneuriat, et rendre opérant l’engagement politique des 21 mesures de la « feuille de route » ministérielle sur l’accélération des alliances stratégiques. Sous l’impulsion de Gabriel ATTAL d’abord, puis de Sarah EL HAIRY ensuite, ce travail collectif piloté avec l’équipe de la DJEPVA et celle de la Député Cathy RACCON BOUZON, ce texte venait rendre lisible et visible l’urgence d’un cadre juridique pour accélérer ces alliances d’intérêt général au cœur de la « Société d’engagement » portée alors par la mandature 2017-2022.
- En matière d’Action collective transformatrice, l’expérimentation de catalyse croisée en Massif central dans le cadre du programme 2019-2024 « Chef de projet innovation territoriale » impulsée par la Fondation des Territoires venait illustrer les modalités pratiques pour accompagner les Territoires. La création de la plateforme de capitalisation mutualisée odd17.org, autre engagement de la mission ministérielle, venait proposer une mise en commun des méthodes, exemples, données, outils et compétences (MEDOC) afin de rendre plus visibles et lisibles les actifs en « Commun(s) » pour accélérer les transitions au travers d’alliance qui incarnent le 17ème Objectif de Développement Durable en pratiques. Le Fonds ODD 17, créé l’année précédente s’était alors engagé à un investissement de 3 M€ pour financer la stratégie « Numérique & Territoires » élaborée lors de la démarche d’anticipation de sortie de crise des acteurs, actions et alliances d’intérêt général en 2020.
- En matière de Vision partagée, les études du programme IMPACT de l’Observatoire des partenariats permettaient de comprendre les positions et les pratiques des acteurs académiques, des associations, des entreprises et des fondations, après avoir rendu compte de celles des citoyens et des élus locaux en 2020. Le Récit du chemin parcouru entre 2014 et 2020 avec la démarche « Intérêt général : dès aujourd’hui l’affaire de tous » ayant été remis aux représentants de l’Assemblée Nationale, du CESE et du Commissariat au Plan en janvier 2021, la Fondation des Territoire anima la démarche de co-construction d’une Charte du faire alliance en septembre AVEC des représentants des Territoires, du local à l’international. Après l’avoir mis en débat et ajustée lors l’un World café, le 1er dossier JURIS Associations réalisé sur les Coopérations territoriales a pu être réalisé « juste à temps » pour le Congrès des maires autour des « Bonnes nouvelles des Territoires ! ». L’AMF s’en est fait l’échos (cf. article « Les associations d’élus fixent le Cap ! »).
2023 : Fort de l’évaluation 2020-2022 du Fonds ODD 17, un nouvel engagement est pris pour 3 ans. Il permet notamment de lancer sous l’impulsion de la Ministre de la Jeunesse et de la Vie Associative Prisca THEVENOT la plateforme « Trajectoires socio-économiques » avec la DJEPVA… non sans avoir préalablement écouté les attentes des jeunes lors du colloque au CESE « Jeunes & Territoires 2050 », sous la co-présidence de Prisca THEVENOT et Thierry BEAUDET, Président du CESE. A l’occasion du lancement de cette plateforme lors du Forum National des Associations et des Fondations 2023, le Président-Fondateur du RAMEAU a rappelé que Valérie FOURNEYRON, alors Ministre de la Vie Associative en 2013 à la même tribune avait déclaré « Nous allons signer prochainement la Charte d’engagement réciproque avec les Territoires, nous pouvons nous projeter à 10 ans et penser raisonnablement que nous le pourrons alors avec les entreprises ». C’est en ce sens que la Charte d’engagement réciproque du « faire alliance » a été signée en 2023 par la Ministre avec la Présidente de l’ANPP-Territoires de Projet, Josiane COURNELOUP, avec la Directrice Générale de GRDF, Laurence POIRIER-DIETZ, avec le Président de la Fondation des Territoires, Jean-Paul DELEVOYE, et avec le Présidente de l’ADEME, Sylvain WASERMAN.
10 ans après la publication du référentiel « Co-construction territoriale », et à J-7 des Rencontres Nationales de la Coopération Territoriale, Le RAMEAU est fier de rendre compte devant le secteur associatif de sa contribution. Modeste certes, mais en matière d’intérêt général, il n’y a pas de « grosses pierres » ou de « petites pierres », il n’y a que des contributions utiles à l’édification d’un Projet en « Commun(s) » : faire Société !
Pour incarner les moyens d’accompagner la diversité des Territoires, Charles-Benoît HEIDSIECK, Président-Fondateur du RAMEAU, rend compte des résultats de la démarche collective engagée depuis 2020 avec le Fonds ODD 17 au travers d’une Tribune dans le numéro du 1er juillet 2026 de JURIS Associations. Le titre est évocateur : « 2026-2033 : Faisons le Pari de la confiance ! ». Vous en voulez des preuves ? Rendez-vous le 7 juillet pour les Rencontres Nationales de la Coopération Territoriale…
… mais d’ici-là, fêtons tous ensemble, partout en France métropolitaine et ultramarines, les 125 ans du texte fondateur des Associations, et répondons ensemble à l’Appel du Mouvement associatif et de France Générosité à valoriser « la France qui se bat » !
[1] Cf. article sur la fraternité écrit par Dominique BALMARY dans le livre « Bien commun : vers la fin des arrogances ! »
[2] Référence au chemin du médicament où il est nécessaire que l’institution autorise et reconnaisse la valeur du traitement thérapeutique après en avoir vérifié l’efficacité, mais aussi la faisabilité et l’innocuité.