MEDIA : DES ALLIES OBJECTIFS ?

A la veille des RNCT-2026, finissons le « Tour d’acteurs » des écosystèmes territoriaux avec les médias. Les relations entre notre laboratoire de recherche empirique et les diffuseurs de l’information n’ont pas été un long « fleuve tranquille ». Explication de texte, et raison d’un nouveau dialogue en confiance ! 

Demain aura lieu les Rencontres Nationales de la Coopération Territoriale (RNCT). Pour les préparer, Le RAMEAU a passé en revue les engagements des différents profils d’acteurs qui constituent un écosystème territorial. De l’engagement citoyen, en valorisant plus particulièrement celui des jeunes, à l’impulsion institutionnelle et à ses effets durables, tous les profils ont été décryptés dans leur capacité à participer au mouvement de co-construction qui s’accélère au cœur des Territoires.  Collectivités territoriales, associations, entreprises, fondations, investisseurs sociétaux et acteurs académiques se mobilisent avec l’aide d’une ingénierie de proximité qui évolue pour prendre en compte ce mouvement de coopérations territoriales. Emergent depuis trois décennies, ce mouvement est devenu un contributeur stratégique pour relever ensemble les défis qu’aucun seul ne pourrait affronter[1].

Pour finir ce « Tour d’acteurs », il ne manquait que les médias. L’actualité nous en donne 4 exemples inspirants : le site associations.gouv.fr s’est fait le relais de l’invitation aux RNCT 2026, la Tribune annuelle de la Fondation des Territoires a été diffusée sur CAREnews, une Tribune du Fonds ODD 17 invitant au « Pari de la confiance » vient d’être publiée dans le bimensuel JURIS Associations, et le journaliste Patrick LONCHAMP vient de réaliser le podcast « Economie & Territoire : quelles trajectoires en commun ? », conclusif d’un cycle de 20 podcasts initié en 2023.

Des relations complexes entre la recherche empirique & les médias !  

Ces exemples de saines coopérations entre la recherche empirique et les médias ne doivent pas cacher une réalité plus complexe. Il est difficile pour un laboratoire de recherche empirique, fondé sur le temps long, de comprendre et de se faire comprendre par les médias.

La rencontre du temps court et du temps long n’est féconde que si elle repose sur une compréhension partagée. Finissons donc notre « Tour d’acteurs » de l’engagement avec le récit des liens avec l’univers médiatique.

Le principe fondateur du mouvement de la co-construction du bien commun est de reconnaitre que chacun a une « juste place » à trouver devant l’ampleur des transitions que nous vivons. Il découle naturellement de la notion d’intérêt général qui place cet équilibre au-delà même de la Loi[2]. Il est par nature difficile pour les médias fondés sur la culture du « OU » d’appréhender et de porter cette approche systémique du « ET ». Ne dit-on pas que le travail du journaliste est de « porter la plume dans la plaie » ? Lorsqu’il s’agit de présenter l’onguent qui peut l’apaiser, la tache est plus difficile…

Il est plus facile d’opposer Greenpeace et TotalEnergies en matière d’environnement, la CGT et le MEDEF en matière économique, et les associations et l’Etat en matière de fragilités sociales que de reconnaitre que chacun d’eux a sans aucun doute un rôle à jouer dans les transitions. Le défi stratégique n’est-il aujourd’hui pas de rendre lisible et visible un dialogue en confiance qui permet d’identifier comment passer de l’opposition de plus en plus radicalisée à un dialogue fécond de moins en moins valorisé ? Ne dit-on pas fréquemment d’un « arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse » … c’est pourtant au cœur de cette dernière que l’espérance d’une trajectoire plus juste, durable et équilibrée peut (re)naitre ! C’est bien ce qu’incarne les Territoires, espaces privilégiés de « l’intérêt général à portée de main » ! C’est sans doute la raison pour laquelle ils sont souvent les « grands oubliés » de nos médias, à l’exception de notre PQR de plus en plus attaquée elle aussi, et du « journalisme positif » qui pousse en France lentement mais surement, à la vitesse de notre maturité collective pour en comprendre les enjeux et la valeur intrinsèque.

Au moment où Le RAMEAU fixe son nouveau cap après avoir fait le bilan de 20 ans d’actions, il n’est pas inutile de relire le cheminement du lien de la recherche empirique avec les médias pour rendre hommage à l’action des acteurs au service d’une information de qualité, révélatrice de l’émergence de nouvelles pratiques.

2013 : le début de la rencontre entre recherche empirique et médias

Pour comprendre la temporalité et les racines de cette rencontre, il est utile de rappeler que le processus de recherche empirique du RAMEAU se déroule sur 10 ans. Il s’agit d’abord de 7 ans d’expérimentations, qui va de la captation d’un « signal faible » à la modélisation de ses impacts, au travers une série d’expériences et d’études pour en vérifier l’effectivité et la durabilité. Bien des tendances ne sont en fait que des « feux de paille » qui ne méritent pas d’être qualifiées d’évolution structurante. Lorsque l’une d’entre elles est confirmée, la « preuve de concept » est formalisée dans un référentiel, puis durant 3 ans déclinée en MEDOC (méthodes, exemples, données, outils et compétences) afin de permettre à chacun de se faire sa libre opinion et de s’en saisir en fonction de son profil d’acteur et de sa maturité. C’est alors que le dialogue en confiance avec les médias prend tout son sens. Il permet d’inventer les conditions de transmission de l’information. Par essence, une innovation est difficile à faire comprendre. Dialoguer avec ceux qui créent l’information au quotidien est le meilleur moyen de trouver les mots justes… et la bonne temporalité pour transmettre les connaissances.

C’est ainsi qu’en 2012 le 1er référentiel du RAMEAU a été publié. C’est sur cette base que le premier partenariat stratégique avec un média a été engagé. Ce fut avec JURIS Associations.

Les travaux de recherche sur les partenariats entre les associations d’intérêt général et les entreprises avaient alors permis de mettre en exergue les spécificités des modèles socio-économiques d’intérêt général, et d’alerter sur les risques de les confondre avec ceux des opérateurs d’utilité sociale. Afin de partager les avancées de la recherche, et de valoriser l’action des « pionniers », le bimensuel JURIS Associations s’est proposé de réaliser un dossier annuel. Le 1er dossier est sorti en 2013, et depuis chaque année la collection se complète (Cf. collection).

Ce partenariat est au cœur de notre actualité. Le Conseil scientifique de JURIS Associations de la semaine dernier a été l’occasion d’expliquer pourquoi cette année le 14ème dossier annuel serait fusionné avec le 6ème dossier sur les coopérations territoriales. La conférence conclusive des RNCT de demain en détaillera les raisons objectives…

2013-2019 : le Renard et le Petit Prince

Fort de cette première expérience, des premiers liens, articles et interviews commencèrent à jalonner les travaux de recherche. En raison des liens alors émergents avec les institutions s’appuyant sur les travaux de recherche empirique, l’intérêt des médias grandit. Ce fut notamment le cas avec le rapport interministériel sur l’engagement des actifs en 2014.

Cependant, ces premiers échanges furent souvent frustrants. A la vision prospective de la potentialité de nouvelles alliances d’intérêt général fut souvent opposée la nécessité de se limiter à des exemples concrets, souvent réducteurs d’un mouvement en émergence dont les graines et les pousses étaient bien peu représentatives de la valeur dans le temps de forêts qui se mettaient à pousser. Comment en faire comprendre la valeur potentielle ? Bien des médias se concentrent sur l’aujourd’hui et le maintenant… sur « l’actualité chaude » !

Il fallait encore attendre que la maturité collective soit suffisante pour que les résultats de la recherche empirique puissent être lisibles et visibles. En attendant, il fallait apprendre à diffuser l’information, ne serait-ce qu’aux « pionniers » avides de savoir ce que les autres font.

Deux leviers stratégiques furent alors activés : la création d’espaces de rencontres entre « pionniers » et celle de nos propres médias. C’est ainsi que furent respectivement lancées en 2015 la Rencontre des pionniers des alliances en Territoire, et la newsletter mensuelle du RAMEAU. Depuis 12 ans, l’une et l’autre sont les « vitrines » des avancées de le recherche empirique, et permettent de partager les « bonnes nouvelles des Territoires ».

Pour rendre compte de manière plus large du mouvement de co-construction du bien commun, il fallait cependant élargir le périmètre des acteurs informés. La création de CAREnews en 2013 en fut une opportunité stratégique. Au travers de Tribunes plus distancées, publiées régulièrement sur le blog de ce journal numérique, il était alors possible de partager l’information au-delà du cercle des praticiens déjà fortement impliqués. Cet espace indépendant permettait ainsi de mesurer l’appétence pour une information plus complexe, et d’être une « tête de pont » avec les médias traditionnels. C’est souvent à partir d’une information captée sur ce site « du média des acteurs de l’engagement » que des journalistes des grands médias ont pris contact avec Le RAMEAU.

En 2017, une nouvelle étape fut franchie lorsque Bernard SAINCY vint proposer au RAMEAU de s’associer au bulletin de veille et d’analyse de l’innovation sociétale qu’il avait lancé en 2014. Il ne s’agissait alors plus seulement de diffuser de l’information, mais d’inventer ensemble un système de veille et de capitalisation pour permettre aux décideurs de disposer d’un véritable outil d’aide à la décision. C’est à partir de cet enjeu que durant 7 ans sera expérimenté de nombreux formats, dont la base IMPACT-Alliances, véritable GPS 4 en 1 pour piloter au quotidien ses alliances stratégiques, créée avec Sindup en 2023.

2019 : l’année du changement… la charge de la preuve changeait de camp !

En 2019, les ateliers praticiens-chercheurs animés avec l’Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts modélisent une approche systémique de la co-construction du bien commun, les Français déclarent une première « envie d’alliance » dans l’étude exploratoire d’impact du faire alliance en France après 10 ans d’une écoute attentive de leurs attentes, et deux démarches institutionnelles sont lancées pour en faire reconnaitre la valeur.

L’heure de « l’Autorisation de la Mise sur le Marché » (AMM) est venue. Comme pour le chemin du médicament, il fallait en effet une démarche structurante pour passer de la « preuve de concept » à l’AMM afin de vérifier la pertinence des MEDOC partagés. Ce n’est pas le laboratoire de recherche qui pouvait lui-même s’auto-évaluer. C’est bien la triple convergence des acteurs académiques, des attentes citoyennes et de l’impulsion institutionnelle garante de l’intérêt général qui pouvait seule donner un « top départ » vers une nouvelle prise en compte d’un mouvement de co-construction du bien commun dont la double décennie d’action venait étayer l’intuition des pays les plus fragiles. En 2015, ces derniers exigèrent qu’un 17ème Objectif de Développement Durable soit ajouté en une nuit. 4 ans plus tard, la preuve était faite qu’il ne s’agissait pas que d’un « fourre-tout institutionnel » pour les faire signer, mais bien d’une intuition forte d’une nouvelle philosophie politique par l’action. La crise de la Covid 19 finira par l’imposer l’année suivante.

Une centaine de partenaires, publics & privés, territoriaux et nationaux, furent alors mobilisés pour co-élaborer une feuille de route ministérielle afin d’accélérer les alliances stratégiques en France. Elle sera le moteur du passage à une nouvelle étape avec les média. Il s’agissait alors de leur faire comprendre qu’il ne s’agissait pas seulement d’un acte politique à court terme d’un duo politique – Secrétaire d’Etat à l’engagement & Députée – mais aussi, et surtout, d’une reconnaissance stratégique d’un mouvement encore trop largement « sous les radars » porté par une multitudes d’acteurs, au 1er rang desquels les « catalyseurs territoriaux ». Ces femmes et ces hommes qui animent au quotidien la rencontre entre collectivités, associations et entreprises de leur Territoire.

2020-2026 : l’acculturation progressive vers un nouveau dialogue

La validation le 7 mai 2020 des 21 mesures ministérielles exigeait de passer à une nouvelle étape. Il fallait déjà ne pas se tromper de cible, et faire comprendre aux médias qu’il ne s’agissait pas de communiquer sur les « pilotes » de la démarche, mais sur le contenu de l’action collective réalisée.

Un laboratoire de recherche empirique n’a aucune raison de communiquer. Il est là pour chercher, et lorsqu’il trouve, sa mission devient alors d’en remettre les fruits à celles et ceux qui sont légitimes pour développer les solutions à grande échelle. C’est un peu comme un vigneron en Champagne n’a de valeur que si l’œnologue peut ensuite produire un millésime d’exception. C’est un « sport d’équipe ». Nous sommes plus dans l’excellence sportive du 4 fois 100 mètres que du 400 mètres en solitaire. Dans un pays où nous préférons valoriser les performances individuelles que la pertinence collective, il a donc fallu apprendre à éviter ce piège. L’apprentissage des médias numériques en a été le terrain de jeu idéal. Jusqu’alors utilisés par le laboratoire de recherche pour la capitalisation en « Commun(s) » les apprentissages issus du terrain, ils devenaient début 2020 les premiers alliés pour diffuser plus largement les informations et les actualités[3].

Ensuite, à « tout seigneur, tout honneur », il fallait être aux côtés des institutions qui portent les politiques d’engagement et de développement de l’intérêt général. Le jour même de la remise au Secrétaire d’Etat à l’engagement, Gabriel ATTAL, d’une proposition en 21 mesures, la première d’entre elle était réalisée : avoir un espace d’information « Alliances & Territoires » sur le site institutionnel associations.gouv.fr. Afin de l’animer, fut lancé dès le mois d’octobre 2020 un webinaire mensuel dans le cadre du programme « (re)connaissance des modèles socio-économiques d’intérêt général ». Cette capitalisation est à retrouver sur la plateforme « Trajectoires socio-économiques ». Cette dernière a été lancée avec la Ministre Prisca THEVENOT en octobre 2023, après avoir pris soin d’évaluer les impacts de cette animation en « Commun(s) »).

Cette dynamique enclenchée, il fallait en parallèle permettre aux réseaux partenaires de créer leur propre « Commun(s) ». Ce fut fait avec la plateforme odd17.org, lancée en juillet 2021, au moment même où le Comité 21 allait présenter à l’ONU la note de position co-construite sur le 17ème Objectif de Développement Durable. Un « signal faible » qui ne trompe pas : le nom de domaine odd17.org était encore libre, 6 ans après la signature de l’Agenda 2030. Une illustration s’il en est de la non-appropriation de cet Objectif pourtant au cœur de notre « Faire société ». La capacité à inventer ensemble ce qu’aucun ne peut faire seul est le summum du Lien commun qui transcende les différences pour accepter ce qui nous unit malgré – ou peut-être justement grâce à – nos différences. Cette plateforme de capitalisation co-élaborée pour devenir un « back office » commun créée, encore fallait-il l’animer. La capitalisation c’est bien, mais l’animation régulière de l’information, c’est mieux. C’est ainsi que fut lancée en septembre 2021 les « Jeudis de l’ODD 17 » : une information hebdomadaire pour ancrer et incarner les avancées des alliances d’intérêt général dans les réalités pratiques de tous les acteurs, dans tous les domaines, sur tous les Territoires. Cette animation permettait de donner un mouvement à la collection des fiches Repères de l’Observatoire des partenariats lancée à la même période pour décrypter les pratiques des 13 régions métropolitaines (2021), de 7 profils d’acteurs (2022), des pratiques des jeunes (2023), des collectivités locales, dont un 1er territoire ultramarin (2024) et de 10 « défis en Commun(s) » (2025).

Après cette approche institutionnelle (2020) et praticienne (2021), il fallait ouvrir un débat avec l’univers des médias. Le 1er cahier de recherche réalisé avec l’Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts en mars 2022 fut en fut l’occasion. Un diner de presse au Conseil économique, social et environnemental fut l’opportunité de partager les résultats de la 1ère étude d’impact de l’ODD 17 à l’échelle d’une Nation, et de questionner les médias sur les conditions d’une mise en valeur des résultats dont nous avions conscience qu’ils étaient complexes à expliciter, malgré plus de 1.000 exemples inspirants pour en illustrer la pluralité.

Le bilan triennal de la « feuille de route » ministérielle sur l’accélération des alliances stratégiques en fin de mandat 2017-2022 permis d’en incarner les pratiques. Une interview filmée du Point, une émission « Carnet de campagne » et une synthèse dans Forbes furent trois exemples de cette mise en valeur du travail collectif de la centaine de réseaux qui s’était mobilisée pour rendre opérantes les 21 mesures.

Après 9 mois d’échanges, une nouvelle étape fut franchie en 2023 au travers de 3 angles :

  • Rendre compte des expérimentations innovantes avec les journalistes menées grâce au Fonds ODD 17,
  • Explorer la dimension des médias locaux, avec une proposition de Territoires Audacieux d’une expérience innovante sur le Grand Bergeracois,
  • Utiliser la force du Récit au travers de podcasts qui prennent le temps de conter les chemins d’espérance qui se construisent en « Commun(s) » avec la série « Comment vas-tu bien la planète ! » du journaliste Patrick LONCHAMP.

Au moment où Le RAMEAU publiait son 6ème livre[4], le temps était devenu en 2023 de cheminer avec les journalistes. Ainsi, depuis 3 ans, c’est un chemin d’apprentissage aux côtés des médias a été engagé.

Le Conseil scientifique de JURIS Associations de la semaine dernière, et le podcast conclusif du cycle « L’ODD 17 en pratiques » diffusé le 2 juillet sont des exemples qui montrent que la rencontre est aujourd’hui féconde. La recherche empirique et les contraintes journalistiques ont su trouver l’équilibre nécessaire pour un dialogue fécond où la spécificité de chacun est respectée. Cela appelle à de nouveaux changements qui seront annoncés mi-juillet.

Alors, à la question posée : les médias sont-ils les alliés objectifs du mouvement de co-construction du bien commun ? La réponse est clairement oui … lorsque chacun sait avoir la sagesse de faire un pas vers l’autre !  

[1] Vadémécum « Ingénierie territoriale : (ré)inventons nos liens et nos lieux » (Réseau des catalyseurs territoriaux, novembre 2025)

[2] Rapport « intérêt général : nouveaux enjeux, nouvelles alliances, nouvelle gouvernance » (H. ALLIER & CB. HEIDSIECK, novembre 2015)

[3] Cf. note stratégique « Numérique & Territoires » (Le RAMEAU, juin 2025) en conclusion de l’élaboration de la plateforme « Piloter l’innovation sociétale » pour transmettre les savoirs et savoir-faire acquis par 20 ans d’expérimentations innovantes

[4] Bien commun : vers la fin des arrogances (2016), Oser l’intérêt général (2017), L’alchimie du bien commun (2018), L’ODD 17 en pratiques (2020), Projet (Re)Naissance : de l’économie d’alliance à la (re)découverte de notre Lien commun, vers les Chemins d’espérance (2021) et « Commun(s) » : discours sur la méthode vers le Pari de la Confiance (2023)